LA FABRICATION DU PAIN, LES
EXPLICATIONS
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| © Inra, C. Nicolas |
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Mélanger la farine et le sel.
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Mélanger en amalgamant un peu de farine, laisser reposer 15 min. Ajouter le reste de l'eau et mélanger du bout des doigts.
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Pétrir la pâte à la main ou au robot ménager pendant au moins 10 min pour qu'elle soit bien lisse et se décolle des parois.
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Couvrir la pâte d'un torchon. Faire lever 1 h dans un endroit tiède (25°C). La pâte doit au moins doubler de volume à l'issue de cette étape.
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Façonner la pâte en boule.
Placer la pâte sur une plaque de cuisson et laisser lever pendant 2 h.
Faire quelques incisions à la surface de la pâte. Placer à côté du pain un récipient rempli d'eau (embuage) et cuire à four chaud (230°C) pendant 25 min environ. Le pain est cuit s'il sonne creux lorsqu'on le tape sur l'envers.
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La farine de blé type 55 peut être remplacée par une farine de type 80 ou 110 pour obtenir un pain bis ou par une farine plus complexe contenant d’autres céréales.
La température de fermentation joue un rôle important sur l’activité de la levure. La vitesse de fermentation augmente avec la température : de 20°C à 40°C, elle s’accroît d’environ 8 % pour chaque degré supplémentaire ; elle est freinée à 45°C et la levure est tuée à 55°C.
Si vous ajoutez à cette recette des matières grasses, des matières sucrantes, des produits laitiers, des œufs voire même d’autres ingrédients comme des raisins, vous obtiendrez une viennoiserie, c'est-à-dire un produit fermenté qui se distingue des autres produits de panification par une formulation plus riche.
Afin de mettre en évidence le rôle des microorganismes dans la transformation de la pâte en pain, vous pouvez :
Contact : Catherine Foucaud-Scheunemann, Mission Communication
Coordonnées : Catherine.Foucaud@versailles.inra.fr
Différents Pains |
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![]() ![]() 1- Le pétrissage 2- Le pointage ou piquage 3- La pesée 4- La mise en forme "tourne et façonnage" 5- L'apprêt 6- La cuisson |
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Le
pain de
campagne, d'une saveur
légèrement
acidulée,
comprend de la farine type 55, de la
farine de
seigle (facultatif) environ
12%, de levure et pâte fermentée. Il a pour principale qualité de se
conserver longtemps sans rassir. C'est pourquoi il était tellement
apprécié dans les campagnes. |
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![]() Le pain de son: sa forte teneur en son (fibres cellulosiques) aurait un effet bénéfique sur le transit intestinal. Il se conserve bien. |
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![]() Base de l’alimentation en Amérique du Sud. |
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![]() Un pain aux graines de pavot ... A méditer ! |
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![]() ![]() Le pain aux amandes...(photo gauche) Le pain à l'anis... (photo droite) |
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![]() A chacun ses goûts ! |
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Le pain peut présenter certains défauts, pouvant provenir de trois causes principales : - Erreur de réalisation - Produits utilisés défectueux - Conditions atmosphériques. Les défauts du pain se classent en trois catégories : - Pains mal développés - Pains à l'aspect extérieur défectueux - Défauts de la croûte et de la mie |
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Défauts
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Origine des défauts
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Corrections
éventuelles
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| Pain mal développé, lourd, mie compacte, mal cuite et de couleur terne. |
Gluten de la farine court et coriace. Mauvaise levure ou trop vieille. Pâte trop ferme. |
Faire une pâte plus douce et laisser moins de pointage (levée). Utiliser une levure fraîche. Travaillez votre pâte moins ferme, plus douce. |
| Pain plat aux coups de lame creux et déchirés. |
Température de cuisson trop faible. Pâte manquant de tenue. Farine défectueuse. |
Cuire à température plus élevée. Diminuer la dose de levure; couler une eau plus fraîche; tenir la pâte plus ferme; couper plus finement à la mise au four. Augmenter le pointage. Tenir les pâtes plus fermes. |
| Pains trop ronds, aux coups de lame non-ouverts et à la mie serrée. |
Pâte possédant trop de tenue, celle-ci étant due à un excès de
pointage. A une pâte trop ferme ou à une eau de coulage trop chaude. A un four trop chaud. Excès de vapeur dans le four. Pâte croûtée; coup de lame mal donné. |
Diminuer la durée du pointage. Pétrir une pâte plus douce, couler une eau plus fraîche. Diminuer la température de cuisson, ne pas ajouter de vapeur après. Enfournement : éviter les courant d'air et l'ambiance trop sèche. Couper les entailles moins profondes, incliner la lame. |
| Couleur de la croûte trop prononcée. |
Four trop chaud. Eau de coulage trop froide, pâte manquant de pointage. |
Abaisser la température de cuisson, allonger la durée de l'apprêt. Couler une eau plus chaude, allonger la durée du pointage. |
| Couleur de la croûte trop pâle. | Four trop faible; revoir la farine. | Elever la température de cuisson. |
| Croûte molle ou trop épaisse. |
Cuisson trop rapide dans un four vif; farine riche en gluten. Farine
à pouvoir diastasique faible. Four trop faible. |
Abaisser la température de cuisson. Faire un mélange de deux farines différentes. Elever la température de cuisson. |
| Mie qui s'émiette. | Pâte trop ferme, eau de coulage trop chaude, quantité de levure en excès. | Faire une pâte plus douce, couler une eau plus fraîche, diminuer la quantité de levure. |
| Mie collante. |
Four trop chaud. Pétrissage trop bref ou mal conduit. |
Diminuer la température de cuisson. Respecter les principes de base du pétrissage. |
| Pain sans aucune saveur. |
Défaut de pointage, excès d'améliorants. Pétrissage trop long. |
Allonger la durée du pointage, diminuer les améliorants. Réduire la durée du pétrissage, travailler sur poolish. |
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Santé,
régime
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Le pain : un intérêt nutritionnel majeur.
De la farine mélangée avec de l’eau, du sel et fermentée à l’aide de levure de panification ou de levain, le pain est un produit simple.
Selon les nutritionnistes, la bonne ration de pain répartie sur
les 3 repas de la journée devrait être par exemple de :
350 g/jour pour un homme à l’activité normale et pour un adolescent,
500 gr pour un travailleur de force,
250 gr pour une femme,
300 à 350 g pour des enfants de 10 à 15 ans,
60 à 200 g pour les enfants de 2 à 10 ans.
Effritement des modèles alimentaires traditionnels et développement de produits faciles à consommer en tous lieux (pizzas, tartes salées, plats préparés).
Entre 1994 et 1999, la consommation de pâtisseries et viennoiseries à augmentée de 90 % et celle de pizzas, quiches et sandwichs de 87 %.
63 % des consommateurs estiment que les produits alimentaires présentent aujourd’hui des risques pour la santé, l’obésité, les maladies cardio-vasculaires, le diabète figure parmi les premières préoccupations.
La majorité des Français recherche des produits sains et de meilleure qualité nutritionnelle.